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Equipe de l'AFSSA injectant une puce sur une Sérotine
Equipe de l'AFSSA injectant une puce sur une Sérotine

2009 marque le début d’une nouvelle étude sur la Sérotine commune dans le département du Cher. Avec la collaboration de deux étudiants en master Elodie et Roman, le muséum de Bourges a mis en place un protocole pour suivre les mouvements de populations entre différentes colonies situées dans le sud du département.

Le suivi des chauves-souris a été possible grâce à la technique du transpondage. Une quarantaine de Sérotines ont été capturées à leur envol par le biais d’une harp-trap, un piège parmi les moins traumatisants, puis soumis à une injection sous-cutanée d’une puce électronique, comme celle qui équipe certains animaux de compagnie. Cette manipulation complexe a été pratiquée par des vétérinaires de l’AFSSA de Nancy, institut qui finance l’étude. Cette puce passive est détectée lorsque l’animal passe dans une antenne réceptrice fixée près des accès du gîte, souvent situés à grande hauteur, autour de sept mètres. L’antenne est reliée à un boîtier qui stocke les données enregistrées à chaque passage d’un animal. Toutes les informations sur les individus détectés sont mises en mémoire : numéro de transpondeur, heure et date de passage, puis téléchargées sur un ordinateur pour être ensuite analysées.

Les colonies ont été choisies proches les unes des autres et avec une configuration de toiture permettant la pose des antennes. Deux sites abritent des colonies où des animaux ont été marqués et quatre gîtes ont été équipés d’antennes.

Les informations recueillies donneront de nombreux renseignements complémentaires sur la biologie de cette espèce, notamment sur la dispersion des individus et la présence éventuelle de métas populations, sur une hiérarchie quant à la sortie des bêtes, leur temps de chasse ou la fréquence des sorties nocturnes. Une fois le protocole au point, l’étude devrait se prolonger sur plusieurs étés.

Les résultats actuels montrent qu’après la disparition rapide d’une dizaine d’animaux, peut-être suite à la perte naturelle des transpondeurs par expulsion, les Sérotines restaient majoritairement fidèles à leur colonie du moins tant qu’elles allaitaient leur petit. La première phase de l’étude se prolongera jusqu’à fin octobre 2009.

Sérotines communes, juvéniles et adultes

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